Aides financières

Réalisé en partenariat avec la Mutualité Française Lorraine, afin de mettre en oeuvre une meilleure information des personnes en situation de basse vision et de favoriser leur accompagnement social et humain, au-delà du strict soin. Guide de la Mutualité Française Lorraine destiné aux personnes devenues déficientes visuelles et à leur entourage.

Aides financières

Les aides financières se traduisent par des prestations soumises essentiellement à des conditions d'âge et de handicap. Les personnes en situation de Basse Vision peuvent demander un dossier auprès de la MDPH de leur lieu de résidence.
Selon l'âge, les aides à mobiliser sont différentes, même si la déficience peut être la même.

Pour les enfants jusqu'à 20 ans :

L'Allocation d'Éducation de l'Enfant Handicapé (AEEH), remplace l'Allocation d'Éducation Spéciale (AES) depuis le 1er janvier 2006.
L'AEEH a pour but d'aider les familles à faire face aux frais supplémentaires qu'entraine le handicap d'un enfant. Au montant de base, peut s'ajouter un complément d'un montant variant avec la nature et la gravité du handicap de l'enfant et une majoration spécifique au parent isolé de l'enfant handicapé.
Le taux d'incapacité de votre enfant doit être de 80 % ou d'au moins 50 % en cas de besoin d'une prise en charge particulière.

Depuis le 1er avril 2008, il existe un droit d'option entre la Prestation de Compensation du Handicap (PCH) et le complément à l'AEEH, sous certaines conditions pour les enfants de moins de 20 ans.

Pour les plus de 20 ans :

La Prestation de Compensation du Handicap (PCH) remplace l'Allocation Compensatrice Tierce Personne (ACTP) depuis le 1er janvier 2006 et concerne essentiellement les personnes de 20 à 60 ans.
La loi du 11 février 2005 pour l'égalité des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées pose le principe d'un "droit à la compensation".
La compensation englobe des aides en réponse aux besoins des personnes en situation de handicap, selon cinq éléments : aide humaine, aide technique, aménagement du logement ou du véhicule ou surcoûts liés au transport, frais spécifiques ou exceptionnels, et aide animalière (pour les personnes non-voyantes).
Pour bénéficier de la PCH, la personne doit rencontrer une difficulté absolue pour la réalisation d'une activité ou une difficulté grave pour effectuer au moins deux activités justifiant la présence d'une tierce personne.
Le volet "aides humaines" plus précisément est affecté à la prise en charge des besoins de la personne handicapée en matière d'actes essentiels de la vie (entretien personnel, déplacements, participation à la vie sociale, et pour les enfants les besoins éducatifs), de surveillance, régulière et de frais supplémentaires liés à une activité professionnelle ou à une fonction élective.
Par ailleurs, en plus des droits à compensation prévus dans l'attribution de la prestation de compensation du handicap (PCH), un forfait d'aide humaine est accordé sous conditions aux personnes en situation de handicap visuel. Les personnes atteintes de cécité, c'est-à-dire dont la vision centrale est nulle ou inférieure à 1/20 de la vision normale (sans aide, ni appareillage) sont considérées comme remplissant les conditions d'attribution de la prestation (prestation liée à un besoin d'aides humaines à hauteur de 50 heures par mois sur une base tarifaire fixée par arrêté ministériel).

La loi prévoit que la personne atteinte d'une déficience visuelle, entre autre, a droit au financement du plan de compensation de son handicap pour la mise en œuvre de son projet de vie, quel qu'il soit. La PCH est évaluée par la Commission des Droits et de l'Autonomie des Personnes Handicapées (CDAPH). Pour évaluer les besoins de la personne, une équipe pluridisciplinaire prendra contact avec elle pour lui permettre d'exprimer au mieux son projet de vie, qui sera la pierre angulaire de son plan de compensation.
Il est, en effet, prévu par la loi que la solidarité nationale compense les surcoûts liés au handicap et que le reste ne doit pas être supérieur à 10%.
Votre mutuelle intervient pour minorer ce reste à charge, une fois que l'ensemble des aides publiques et assurance maladie ont été définis.

Pour les personnes de plus de 60 ans lors de la première demande :

Jusqu'à 75 ans, les personnes peuvent toutefois ouvrir leur droit à la PCH sous conditions.
Pour celles qui ne peuvent prétendre à son attribution, il convient de solliciter le service Personnes Âgées – Personnes Handicapées du Conseil Général de son département pour engager un dossier d'Allocation Personnalisée d'Autonomie (APA). Ce dossier, instruit par une équipe médico-sociale, évalue la perte d'autonomie, appréciée sur la base de la grille nationale AGGIR. L'APA étant une prestation en nature (et non un complément de ressources), elle doit obligatoirement être affectée au paiement de dépenses préalablement déterminées et prévues par le plan d'aide pour couvrir les frais nécessaires au maintien à domicile. Il s'agit d'heures d'aide ménagère, de service de portage de repas, d'heures de garde et de quelques aides techniques mais à un niveau de prise en charge bien en dessous de ce que peut couvrir la PCH.
Aucune condition de ressources n'est requise mais la participation laissée à la charge du demandeur dépend de ses ressources.

Chaque situation étant personnalisée, il est préférable de rencontrer les services compétents, notamment les services sociaux, qui vous renseigneront sur vos droits et vous guideront dans la constitution de vos dossiers.